10 septembre 2007
Live from Schiltigheim
Ouais, bin ouais, Alsace un jour, Alsace toujours. Sarkozy président, ouais bon, ok, c'est fait, est ce que ça a changé ma vie? Pour l'instant non, mais je ne doute pas que les années à venir fassent de mon pays une belle prairie verte où l'on pourra enfermer des gens après qu'ils aient purgé leur peine, ou on pourra se promener dans Strasbourg sans craindre de voir bruler la voiture que l'on avait soigneusement garée afin de profiter des transports en communs. Ah, ça non, yaura plus rien à craindre de ce côté là, et j'ai pu en faire l'expérience pas plus tard que jeudi soir. Pas besoin d'avoir peur pour la voiture qu'on a laissé garée dans Strasbourg, parce que hé, quand le gnome est dans la place, toute la putain de ville est bouclée par 750 000 flics. Un conseil, les conjoints violents, quand le président passe dans votre ville, profitez en bien pour tabasser votre tendre moitié (attendrissez la à coups de batte de baseball) yaura pas un flic pour venir vous empêcher de la corriger.
Trêve de propos dignes d'un microtrottoir de Jean Pierre Pernaut, je vais vous livrer dès maintenant l'objet de mes griefs contre notre président. Jeudi soir, on a dû tourner pendant une demi heure dans Strasbourg avant de trouver une place de parking, à perpette du ciné, et on a failli rater notre séance de Ratatouille. Voilà, j'aime pas qu'on me fasse chier pendant mes vacances, déjà que j'ai les moyens que de partir à Schiltigheim (indice, c'est pas la Jamaïque), quand je me permets la sortie de la semaine, faut pas me souler, tout président que vous soyez!
16 août 2007
Dans la série je fais des trucs honteux...
Rien de salace, non. C'est pas mon genre, de toutes façons, je suis innocente telle un faon qui va se faire zigouiller par un aviné chasseur parce qu'il a commis l'erreur de poser son petit peton sur une branche qui a craqué, fait du bruit et alerté le chasseur de la proximité d'une proie, donc en gros cet imbécile de faon l'a bien cherché, pis de toutes manières, on a déjà bouffé panpan alors on a qu'à tuer cette saloperie de bambi, on est plus à ça près. Je sais plus trop où je voulais en venir, mais bref :
Je suis allée personnellement, en chair et en os, je dirais même de manière physique à un match de football. Pas sans contrepartie évidemment, j'ai eu droit à un chien chaud et à des pommes de terre frites préalablement sculptées en forme de bâtonnets. Mais une fois l'orgie lipidique achevée, je me suis quand même un peu emmerdée, et ce malgré l'attention sans faille que je portais au match. En gros la personne que je ne nommerai pas parce que j'en ai un peu marre de parler que de lui, oh, ça va, c'est bon, hein, m'a demandé afin que je ne lui foutasse pas la honte devant ces copains de foute de bien applaudir quand les bleus et jaunes applaudissaient et de boo-ooh-er quand les bleus et jaunes boo-ooh-aient. Apparemment, ce sont les règles de base du supportage, mais bon, il est quand même un peu plus rentré dans les détails techniques, tout ça parce qu'il supputait (à juste titre) que mon intelligence supérieure me permettrait de les intégrer lors des 90 minutes (ça fait 5400 secondes, quand même) de la rencontre au sommet. Attention, je vous livre le secret qu'il m'a murmuré à l'oreille (bien que je ne sois pas un cheval) pendant qu'une personne hurlait "aux chiottes l'arbitre," mais avant de commencer la citation je tiens à préciser que je n'ai en rien altéré les paroles de l'homme : "tu vois, en fait, quand on gagne, on est content et quand on perd, on est pas content." C'est beau. Par contre, il n'a pas évoqué le cas du match nul. C'est peut être pour la prochaine fois... AH AH, mais non, puisque pour une fois que j'ai du bol, ils ont perdu les jaunes et bleus (ouais, il est suédois mon copain). En gros, je suis un chat noir, boo-ooh, je les fais perdre, ta-dam!!! Moi, ça me va. Je veux bien rester devant le stade et bouffer des frites. C'est pas horrible horrible le match de foute, mais bon, quand on comprend pas grand chose, qu'on est debout (apparemment, ça se vit debout, un match, mouais) et qu'il ya des évadés de l'asile qui hurlent des trucs à la syntaxe douteuse à moins de pas loin de toi, bin, pas tous les samedis, hein quoi. En fait, ce qui m'a vachement déçue, c'est qu'il yavait relativement peu de gros boulets suintant la bière. Moi je pensais que j'allais au Groland. Bin même pas. Et ça, ça peut vous tuer une soirée.
01 août 2007
Et là franchement ça commence à me souler
Déjà que j'ai mis dans les 30 ans à recuperer mon contrat Erasmus histoire qu'on ne me reclame pas injustement les 875 euros de bourse, il faut maintenant que cette putain de région Lorraine me fasse chier parce qu'ils ont reçu mon attestation de fin de séjour 3 jours avant la bonne date... Et donc va falloir que je rembourse 350 euros. Mais moi je suis pauvre. Je peux déjà pas m'inscrire à la fac parce qu'en ce moment, j'ai pas de quoi payer les frais alors hein, bon, ça gonfle un peu.
Calcul :
Solde de mon compte = 150 euros
auxquels je soustraie 350 euros de bourse = -200 euros
auxquels je soustraie 417 euros de frais d'inscription =-617 euros
auxquels j'ajoute 500 euros de salaire du mois de juillet = -117 euros.
Et on est que le premier aout. Je peux plus mettre d'essence dans la voiture, manger ou prendre le train pour aller voir Thibaut. C'est cool. Vraiment.
23 juillet 2007
Je suis une personne tout à fait méprisable.
Je m'entends encore tapoter sur le clavier de mon cher ordinateur (je me refuse toujours à l'appeler "cette saloperie qui fait rien qu'à planter toutes les 2 minutes parce que la moitié de la mémoire vive est bouffée par les virus on sait pas où qu'il est allé les choper ceux là") que jamais au grand jamais je ne deviendrais une de ces pétasses qui regardent les pauvres filles comme moi de haut tout ça parce qu'elles filent le parfait amour avec Mr. Right. Bon, bah, ça tombe bien, j'en suis pas une. Disons que je suis en voie de, et ça me fait que moyen plaisir.
Exemple: disons que l'autre jour j'ai plus ou moins foutu Clem dehors because il fallait que j'appelle mon chéri avant que celui-ci n'allât se coucher car le pauvre choupinet d'amûûûûûûr il doit se lever tôt le matin pour aller bosser (gagner des sous pour m'inviter au resto, s'entend).
Excuse de la demoiselle en pâmoison (c'est moi ça): oui, mais euh, enfin bon, tu comprends bien, on se voit qu'un week end sur deux, et là, ça fait genre au moins 3 jours que je lui ai pas parlé.
Réaction de l'ancien moi: Han là là, mais c'est quoi cette gonzesse, elle mérite une paire de baffes ou bien. T'as pensé à te définir autrement qu'à travers ton mec?
Ouais, donc, là, je suis en phase conflit intérieur... MAIS QU'EST CE QUI M'ARRIVE? S'il ya une putain de blonde qui me dit, mais c'est normaaaaaal, c'est parce que t'es amoureuuuuuuuse, je lui pète sa gueule à coups de pelle à neige. Hé, comme quoi, je garde mon caractère qualifié récemment par des gens mal intentionnés et craignant cependant assez peu pour leurs misérables petites vies de, je cite "de merde." Malgré ma tendance à tout accepter avec un grand sourire béat (genre, un méga week-end en famille, bon, ça va, sa famille est super sympa, mais pour les gens qui me connaissent un tant soit peu, force est de constater que pour moi ça a pas dû être de la tarte aux quetsches; alors qu'en fait si, ça s'est bien passé, et folle que je suis, je serais même prête à retenter l'expérience alors bon, vous voyez bien; cette parenthèse est beaucoup trop longue, j'y mets fin sur le champ) j'ai encore quelques accès de moi-mêmitude.
Si vous vous donnez la peine de relire un peu plus haut, j'indique avec force subtilité que c'est souvent lui qui m'invite au resto. Bon bin, ça, ça m'énerve; ça me fait plaisir, mais ça m'énerve. Mais nan, en fait, ça m'énerve pas, parce qu'il est trop gentil (et que j'aime bien aller au resto) et que de toutes manières, si je lui dis que non, il fait semblant de pas m'écouter (ou alors il m'écoute vraiment pas, mais alors là, ça serait gravement vexant).
Mais bon, c'est vrai que je suis devenue une pétasse qui hoche la tête en disant "moi j'ai besoin d'amour, des bisous des câlins j'en veux tous les jours." En effet, plutôt que de se lamenter sur son sort en demandant au Glamour qu'est ce qui va pas putain chez moi (un jour, je vous ferai aussi part de la méga infiltration d'eau des familles qui menace ma penderie d'une inondation fort peu enthousiasmante) je préfère appeler le mien chéri afin qu'il me fasse rigoler un bon coup et qu'il me dise des gentils trucs. Oui, assez bizarrement, maintenant, j'aime bien qu'on soit gentil avec moi. Fait encore plus étrange s'il en est, je suis moi aussi désormais capable de mener moultes conversations badines et sympathiques dans la même journée. J'ai failli me faire prendre un jour que je faisais un compliment désintéressé (NB: compliment désintéressé différent de "tiens Maman, t'as minci? tu veux pas me repasser mes 12 jupes en lin?") rendez vous compte. Même que je mets des jupes, aussi. Et du vernis à ongles. Pis pas juste du transparent pour m'empêcher de les ronger, même si je reste encore un peu une sociopathe angoissée de la vie, nan du vrai vernis de pétasse bordeaux. Bon, rassurez vous, ça m'a quand même pris une plombe, rapport au fait que je souffre malheureusement d'une anomalie congénitale qui a conduit à la formation de deux mains gauches lors de l'organogénèse. En bref, je me suis collée du vernis à peu partout sur les paluches, sauf sur les ongles.
Pis j'ai fini le dernier Harry Potter hier après midi et j'ai même pas eu envie de raconter la fin au nouveau mec du video club qui est super con et super arrogant. Enfin si, un tout petit peu. Mais je l'ai quand même pas fait.
Mais le pire du pire du pire pire du pire du pire (zavez compris où je veux en venir?) c'est que j'aime bien ça. Et là dans un accès de folie (je plaiderai la démence passagère aux multiples procès qui ne manqueront pas de faire suite à cette note pathétique) je m'en vais vous citer une fameuse phrase du barde Jean Jacques L'Homme en Or : La vie c'est bien mieux quand on est amoureux.
Donc, cessez de vous interroger, si je ne poste plus guère c'est que 1) je suis en train de me débattre avec Gemey Paris en association avec Maybelline New York, et que je suis probablement dans les vapes because les vapeurs d'acétone; 2) j'aime pas les gens qui jettent leur bonheur à la gueule de tout le monde, et que donc à fortiori, j'essaie de m'empêcher de tomber dans ces travers de porc.
Voilà, en vous remerciant, bonsoir.
02 juillet 2007
Nouvelle note.
Alors, ayé, je suis rentrée de Danoisie. Il serait normalement temps de faire un bilan de ces 5 mois dans la Schtrüpp, mais bon ça risque d'être un peu chiant. Alors Erasmus, c'est un truc un peu de psychopathe, c'est du provisoire qui s'éternise, c'est des amitiés fortes mais éphémères, c'est des tas de fichiers photos, c'est un nouveau pays duquel on se fiche éperdument. Mais c'est surtout quelque chose qu'on n'a pas envie d'expliquer. Au final, c'est pas plus compliqué qu'une longue partie de paint ball. Pendant quelques mois, on vous autorise à porter un masque, à faire tout et n'importe quoi, intensément. Seulement, à la fin de la partie, tout le monde rentre chez soi en se promettant de remettre ça tout en n'en pensant rien. Parce que même si c'est marrant, ça fatigue.
Et voilà, je viens de vous gratifier d'une métaphore filée sur le paint ball. Vous me laissez des commentaires gentils, et moi je ponds ce truc de merde. Nan, mais vous vous êtes pas dit que j'écrivais plus pour une bonne raison?
Bon bref, soyons réalistes (un peu). Erasmus, c'était énorme, ça fait du bien de rencontrer de nouvelles personnes, de se retrouver dans un bain culturel, de se marrer et de découvrir l'Europe. Mais bon, c'est la même chose partout, si pour des petits trucs on peut à peu près compter sur tout le monde, dés que ça devient un tout petit peu plus chiant, ça redevient chacun sa gueule. Et c'est pas révoltant, nan, c'est juste comme ça. Il en reste que j'ai vécu de super bons moments, rencontré quelques personnes absolument formidables (et en 5 mois, c'est quand même pas rien), trouvé le plus drôle et le plus beau des rouquins du monde, changé d'orientation dans mes études et visité l'Europe. C'est déjà pas mal, non?
Sinon, le coup des 7 choses personnelles, euh, bah c'est un peu embêtant puisque je l'avais déjà fait à l'époque où c'était 5. Je vous raconte pas l'inflation. Donc pour être en règles, je vais vous dire 2 trucs:
->J'aime bien les chatons (même que ouais, les gens qui me connaissent savent que c'est pire pour moi que de confesser un crime)
->J'ai pris mon premier pv de toute ma vie entière la semaine dernière et ça m'a fait me sentir une femme Barbara Gould (qui a 2 ou 3 pbs de syntaxe au vu de cette dernière phrase certes, mais on s'en accomodera)
30 mai 2007
Si je croyais en dieu, je croirais aussi qu'il me hait.
Bonne nouvelle: j'ai trouvé ma voix, nouveau master tout ça.
Moins bonne nouvelle: j'ai perdu le document qui me permettrait d'y rentrer.
Ah bin oui, c'est un peu la boulette. En fait, j'ai perdu mon diplôme de bac. Nan, en fait, je ne l'ai pas perdu. Disons qu'il peut être à deux endroits, à savoir dans le tiroir de mon bahut rouge dans mon appart à Nancy OU dans une pochette plastique punaisée dans le placard de ma chambre à Toul. Mais ce foutu bout de papier n'y est pas. Et c'est pas logique. Autant je suis bordélique, autant j'en suis consciente, donc d'habitude tout ce qui va de la notice de montage d'un meuble chiant au contrat de travail finit invariablement dans le fameux tiroir rouge sans autre forme de procès. On appellera ça une gestion personnalisée du chaos. Mais là, je sais pas pourquoi, non. Du coup, obligée d'appeler mon agence d'interim qui eux ont une copie de mon diplôme de sur pour qu'ils la faxe à mon unité paternelle. Le problème est temporairement résolu certes, mais ça ne me dit toujours pas où a bien pu disparaitre ce bout de papier à la con. Oui, je reconnais que mon langage est un tantinet fleuri, seulement, faîtes pas chier, c'est quand même super relou staffaire.
Résumé de la situation: j'ai paumé mon diplôme de bac a disparu, je suis au Danemark.
Corollaire qui pue: ma mère va se mettre en quête dudit diplôme et rien ne pourra l'arrêter.
Limite ça me fait plus chier que de ne pas pouvoir entrer dans le nouveau master. Ya de fortes chances qu'elle explore minutieusement toutes mes pochettes de cours de 3 ans et demi de fac. Déjà, elle risque d'être un peu étonnée qu'il yen ait si peu (ça fait un an et demi que je me traine le même bloc de feuilles, j'ai plus de place pour faire des dessins dessus). Elle va se rendre compte de mon abilité à tuer le temps en cours. Je crains particulièrement le moment où elle va tomber sur un certain cours de linguistique de 3°année. Habituellement Camille partageait cette souffrance avec moi, mais elle avait dû s'absenter, donc je prenais les cours pour deux personnes. Et comme je me sentais une âme d'amuseur public ce jour là, j'ai écrit à peu prés un million de conneries dans les marges pour pas que la Belle s'ennuie trop en faisant les photocopies. Ya ça, déjà, pis quand Camille est revenue, on s'est trouvées tellement fortes et intelligentes qu'on a préféré recouvrir nos cours de "connasse" (faits au tampon/gomme) pour ne pas désavantager les autres. J'ai comme l'impression que ça va pas trop passer aux yeux de ma mère. Faut dire, elle a pas tous les éléments du dossier, et elle est pas très altruiste non plus la bougresse.
C'est marrant, cet article pourrait se trouver sur le skyblog de Kévina 13 ans et demi, célibataire endurcie tellement c'est con d'avoir peur que sa reum (langage de djeun'z bb) mais ce qu'il ya c'est que je vais en entendre parler pendant les 30 prochaines années de cette histoire de diplôme de bac et de mes cours qui sont si mal pris (alors que c'est même pas vrai en plus, mes cours sont très propres, je prends même le soin de les pourvoir d'enluminures). Ouais, parce qu'on s'en fout que j'aie eu la moyenne à chacun de mes partiels pendant 3 ans et demi (pas que la moyenne en plus, plutôt 13/ 13,5) nan, tout ce qu'on va retenir c'est que oui, régulièrement sur les cours de Riley, ya écrit "tain t'as vu la gueule de la blonde aujourd'hui, elle s'est encore maquillée avec du goudron." Par "on," j'entends ma mère. Bref, ça me soule d'avance. Et j'ai le sentiment que ça va ne faire qu'empirer.
Peut être que je vais rester au Danemark, en fait, plutôt que de rentrer le 25 juin comme prévu.
16 mai 2007
21 and counting.
Alors à tous les salauds qui ont raté mon anniversaire -oui, si tu as raté mon anniversaire, tu es un salaud, même si t'es une fille- je leur dis pas merci pour leurs cartes ou leurs voeux. Voilà. PAS MERCI. Les autres, si. MERCI les autres. Je vais pas vous parler du fait que ma mére m'a envoyé un SMS pour mon anniv, alors que mes copines m'ont envoyé des colis, non, je ne vais pas faire ça, mais plutôt, je vais plutôt vous dire pourquoi j'en ai marre du Danemark.
J'en ai marre du Danemark parce que je suis isolée de la France -nan sans dec?- laissez moi reformuler. Disons que j'ai laissé des problèmes en France qui ne sont pas réglables depuis le Danemark, le tout plus ou moins relié à mon orientation. Tout ça, ça me gonfle d'autant plus que comme je ne fous strictement rien de mes journées ici. Enfin, sauf si on admet que surfer sur fr.barbie.com toute une soirée compte comme une activité digne de ce nom. Bref, je me fais chier, j'aurais des trucs à faire, mais je suis trop loin, donc loin de la motive pour les faire donc je branle rien, donc je me fais chier and so on and so forth.
Pis c'est bien gentil de rencontrer plein de monde comme ça d'un coup, mais au final, même si on a l'impression d'être trés proches les uns des autres, ça reste trés superficiel. C'est pas pour faire ma pute ou quoi que ce soit, et je parle pour moi bien entendu, mais 10 minutes au téléphone avec Angélique, ça vaut plus que toutes les soirées A-bar du semestre. Bon et même si on se raconte nos vies avec les gens d'Erasmus, c'est pas comme ça qu'on connait vraiment une personne. Et ça ça me manque, des gens que je connais et qui me connaissent. Chose rendue encore plus flagrante par les colis que j'ai reçu pour mon anniversaire.
De la part de Camille: des petits badges marrants et le Glamour du mois de juin avec annotations (consistant principalement à écrire "noire" sur le front de toutes les mannequins noires, elle est pleine de discernement, la jeune fille, ça fait plaisir).
De la part de Clémence: une plaque de chocolat lindt et le Glamour du mois de mai.
Et elles se sont même pas consultées.
Conclusion:
1) Je suis extrêmement superficielle. Bon, allez, je suis plus à une honte près, de toutes manières, mais hier, j'ai eu les larmes au yeux en voyant une paire de chaussures magnifique sur laredoute.fr. Ouais, je suis ce genre de personne là. Un enfant malade et aveugle avec un chiot mucoviscideux dans les bras sur une plage au coucher de soleil, ça me laisse de marbre; une paire d'escarpins, ça m'émeut aux larmes.
2) Mes copines me connaissent, savent quel genre d'attention va me faire ultra plaisir. Et ça, ça me manque. Enfin pas qu'on me fasse des cadeaux, quoique bon, j'aime encore bien, mais plutôt d'être avec des gens avec qui je partage des trucs. Tain, merde, c'est dur à expliquer. Grosso modo, le principe, c'est que je préfère être avec des ami(e)s de longues dates plutôt qu'avec des gens qui seront juste passés dans ma vie pendant 5 mois. Ce qui, encore une fois, ne veut pas dire que ces personnes ne valent pas la peine d'être connues. Je sais pas pourquoi je prends des précautions, moi, ils lisent pas ce blog... Bande de cons, va.
Et parce que j'ai emmené mon copain l'esprit de contradiction avec moi au Danemark, je m'en vais de ce pas... me contredire. Le mien chéri qui est une personne absolument formidable malgré sa haine viscérale des Converses bah euh, c'est une personne absolument formidable malgré sa haine viscérale des Converses. C'est la seule personne ici que j'ai envie d'avoir connu depuis toujours... et en même temps ça tombe bien. Bon, j'arrète dans les torrents mielleux, on se croirait dans les fréres scott. Juste une dernière chose pour dire que malgré sa haine viscérale des Converses -nan, mais je vous jure, il devient tout rouge quand on parle de Converses, bon, non, c'est pas vrai, mais c'est pour vous donner une image mentale, ouais, enfin, vu que pour la grande grande majorité de mes peu peu nombreux lecteurs son visage est inconnu au bataillon, j'imagine que ça va pas vous avancer à grand chose, mais passons- pour mon anniversaire, il m'a offert... une paire de Converses. Et pire il déteste les Converses à motifs genre fantaisies, mais celles qu'il m'a offertes sont grises à fleurs roses. Et en plus c'est ma pointure. C'est bien, sur 3 paires de Converses -c'est pas énorme- yen aura une à ma taille, la seule que j'ai pas choisie. Je crois que j'ai trouvé chaussure à mon pied.
08 mai 2007
Le peuple a parlé...
Ce week-end, j'étais à Stockholm avec le copain de moi. C'était trés bien tout ça, pavés qui niquent les pieds, Vasamuseet, vieille ville, bouffage de vasas... Ah et puis, forcément, un pays qui a pour symbole national un poney, je vais aimer.
Bref, tout ça pour dire que dimanche soir, j'étais à la soirée électorale organisée par l'ins titut fran çais de Stockholm. Plein de français comme ça d'un coup, on avait plus trop l'habitude avec Thibaut, j'ai même dû réfrener mon envie de me foutre de la gueule des jeunes gens présents. Bin oui, parce qu'il yavait énormément de jeunes à cette soirée de ouf qui commençait à des 19h (all the night long in the chamber). L'inconvénient c'est qu'ils arborraient tous un bleu ump qui ne laissait rien présager de bon, d'autant plus que les sites belges et danois nous avaient déjà donné le nom du prochain président. M'est avis qu'à peu pres tout le monde dans la salle le savait déjà quand David Pujadas -avec son suspense à 2 balles "attention moi je sais qui que c'est mais j'ai pas trop le droit de vous le dire, pis bon si ça nous refait le coup d'Alain Juppé, ils vont vraiment finir par me virer"- a levé le drapeau sur le nain. Il est utile de préciser que l'organisateur de la soirée que les gens qui seraient trés heureux ce soir devraient être assez compréhensifs pour ne pas trop laisser éclater leur joie. Ouais bin peau de zob. Les jeunesses ump qui à cause de la chaleur ont mis leurs pulls autour du coup, laissant apercevoir leurs t-shirts collectors de la dernière campagne présidentielle, se sont levées comme un seul homme pour applaudir à tout rompre. On était vraiment trés peu à pas partager ce sentiment de triomphe. Je crois qu'à ce moment là, je réalisais encore pas trop, mais je commençais à saisir la portée du concept de chape de plomb. Et Ségolène est arrivée pour faire son discours. Autant le dire tout de suite, je l'ai trouvée niaise, j'ai pas aimé sa campagne, et dans l'ensemble, décevante. Mais je sais pas si c'est de l'empathie pour elle, de la trouille de voir le nabot régner pendant 5 ans, ou alors de me rendre compte qu'autant de jeunes pouvaient être des fans inconditionnels de Sarko (ça va, c'est pas M. Pokora ou Vokalistu Sebu, non plus), mais je me suis mise à pleurer. Bin ouais, moi qui ai une aversion profonde pour les gauchistes de fac de lettres à 2 balles, bin, j'ai chialé quand Ségoléne a parlé.
Ah et pour montrer qu'il n'est jamais trop tôt pour commencer à serrer les fesses, à 18h, quand les résultats sont tombés à l'étranger, le personnel à tendance socialiste de l'ins titut s'est fait gentiment débarqué. Ordres venant d'en haut, enfin, façon de parler, parce que perso, je trouve ça assez bas.
24 avril 2007
J'ai eu une visite => je ne suis pas sans amis !!
Il est à noter que tout le monde voit sa famille débarquer ou alors rentre toutes les 5 minutes en France histoire de passer faire un coucou à Tata Bernadette. Etant moi même quelqu'un de peu porté sur le dossier famille, je n'avais à peu prés aucune raison de rentrer en France. Cependant, je ne suis pas non plus un être complétement insensible. Exemple: mes copines me manquent grave. Angélique, Sandy, Clem, Hélène, Camille, Agathe, Alice, Flo, Nat... et j'en passe, parce que bon, vous vous doutez bien que j'aurais parfaitement pu INVENTER une liste de prénoms: Cunégonde, Germaine, Joséphine, Dorothée (trouvez de quelle série américaine est tirée cette liste et je vous promets le bonheur éternel). Bref, déjà que de revoir Agathe à Prague m'avait fait plaisir, mais chier, je commençais à un peu me sentir solitude au Danemark. Je m'explique, autant j'étais super contente de pouvoir repartir dans mes vieux délires avec la Meusienne, autant 2 jours, c'est long, mais pas trés long.
Du coup, j'étais joie Nicolas à l'idée de recevoir ma douce copine de superficialité, j'ai nommé Sandy. Aprés un long périple jusqu'au plus petit aéroport du monde (Aarhus), j'ai eu le bonheur de l'entendre parler et gossiper non stop pendant les 2 heures qu'ont duré le voyage du retour. Elle parle tout le temps, moi, j'ai l'habitude, pas Thibaut. Je crois qu'il a été impressioné par le débit de parole de la fille venue du pays des loups. Bon évidemment, ça faisait 2 semaines qu'il faisait beau ET chaud (par chaud j'entends qu'on ne risquait plus la pneumonie foudroyante en allant chercher le courrier, mine de rien, ça représente un progrés) et le jour de l'arrivée de Sandy, il faisait moins 15 au soleil. Le lendemain visite de la fac, d'Odense par grand vent, puis pluie. Trés classe. Sortie au A-bar, on a bien ri, elle, surtout en découvrant les chorés des danois. Bon, je me marrais au début aussi, même si je commence à être habituée à leur manière de gesticuler pas en rythme; seulement, à un moment, une grognasse m'a foutu un grand coup de talon en plein milieu du pied. Résultat, maintenant, j'ai un bleu trés laid certes, mais qui fait ressortir la joliesse de mes ballerines. Le lendemain, retournage dans le "centre" ville d'Odense. Il faisait beau, moins 15 mais beau. Ainsi, au fur et à mesure que nous nous promenions, Sandy a pu s'apercevoir de l'ampleur que prenait l'opération ville morte au Danemark. Nan, c'était pas pour rigoler que je disais qu'à 16h yavait plus un chat dans les rues. Rendues à la conclusion que trois jours pour visiter Odense, c'était beaucoup trop, nous nous résolumes à aller à Copenhague le lendemain. A Copenhague, yavait des gens. Plein. Truc de ouf. On a fait une balade en bateau, et on s'est meulé le cul, on s'est promené en ville, et on s'est caillé la gueule, on est allé à Christiania et on s'est pelé les miches, on a fait des photos de touristes avec la petite siréne et on a eu chaud froid, pis on est rentré et j'étais malade.
Sandy est repartie dimanche matin, je suis malade et je revois plus mes copines avant moultes. (ça et mon avenir est toujours trés incertain)
17 avril 2007
Dans la catégorie j'entretiens pas mon blog, mais là, je me fais chier donc bon pourquoi pas?
Bin ouais, je suis en Erasmus et je ne me biture pas tous les soirs. En ce moment, j'ai comme qui dirait un petit coup de mou. De toutes manieres, je bois pas. Ou alors que de la Nikoline, un sous fanta danois. C'est con, il commence à faire beau (ouais mais en même temps, ça m'inquiete c't'affaire, 25° en avril au Danemark, ça me parait pas bien normal, mais bon) et par conséquent mille et un événements erasmusiens ou juste rasmusiens sont organisés quotidiennement. Mais je n'y prends pas part car la mamie qui est en moi a pris le dessus. C'est à dire que je me pieute longtemps/ que je ne vais plus à la fac/ que je squatte mon pc pendant des heures. Bref, la lose. Est ce lié à mes questionnements existentiels rapport à un avenir étudiant/professionel incertain? J'ai envie de dire que oui, surtout que bon là, j'ai fait une erreur de débutante. J'ai prévenu la gorgone qui me sert d'unité maternelle que je n'aurais pas mon année de m1. En soi, c'est pas plus mal, au moins, j'ai joué la carte de l'honnêteté, malgré celà, j'ai comme l'impression d'avoir un peu merdé dans le timing. En général, je la laisse mariner dans ses espérances aussi longtemps que possible, histoire qu'elle me soule pas H-24 parce que mes choix ne correspondent pas à la virgule pres à ceux qu'elle a faits pour moi -cry me a river. La stratégie de base, c'est d'attendre une diversion pour pouvoir faire passer mes décisions ni vu ni connu. Généralement, je laisse passer une ou deux tuiles au boulot -pour préparer le terrain- et bam, là, un de mes chers grands fréres fait une connerie plus grosse que lui du style contracter un prêt qu'il est incapable de rembourser sans l'aide de ma mere... Bon, et c'est juste au moment où elle est fin stress mais pas à cause de moi que je peux faire passer un changement d'orientation qui en temps normal m'aurait valu le déchainement de ses foudres. Ouais, on a une relation tres saine, ça fait peur. Mais là, l'éloignement n'aidant pas, et les e-mails ne traduisant pas bien les états d'âmes -bien que dans la cellule familiale, on soit pas le genre à avoir une âme- de l'hydre, je le répète, j'ai chié dans la colle. J'avais cru introduire subtilement le fait que fiou écrire un mémoire à l'étranger oh la la c'est dur j'y arriverai peut être pas -comprendre j'ai rien foutu depuis que je suis au Danemark, à moins qu'ils donnent les notes au petit bonheur, j'ai aucune chance d'avoir ma m1. Il semblerait que je me sois fourvoyée. Mais elle est sournoise aussi la bougresse. Elle me disait oui, mais c'est bon, tu peux changer d'orientation, ya pas de problème, ton pére et moi on te fait confiance (bon, déjà, là, j'aurais du me méfier, mes parents sont jamais d'accord, ils étaient même pas d'accord pour divorcer alors hein) fais comme tu le sens. Je me suis faite avoir comme une débutante. Du coup, je lui ai répondu carrément: bon bah c'est cool, je peux te le dire franchement, mon année, je l'aurai pas. C'était oublier qu'elle avait son propre plan de bataille. En gros, elle me dit mais oui c'est bon, tout en esperant que je ferai quand même ce qu'elle avait prévu au départ. Du coup, j'ai reçu un mail laconique: "mais alors, tu vas pas passer le capes, et pas l'agreg non plus si tu arretes?" Et là, on a l'impression qu'elle est pas trop énervée; seulement moi qui pratique la bestiole depuis bientôt 21 ans, j'aime autant vous prevenir que ce calme mâtiné d'une petite pointe d'inquiétude laisse en réalité présager une tempête hystérico-poséidonesque des familles. D'ailleurs, si j'avais pas un peu peur de remettre le pied sur le sol français, je rirais presque de la situation. Aussi incroyable que à cela puisse paraitre à vos yeux ébahis, cette même furie, il ya de cela 4 ans tentait vainement de m'empécher de m'inscrire en Sciences Humaines, prétextant que je finirais obligatoirement prof à Créteil. Maintenant que je souhaite faire mon possible pour échapper aux enfers de la fonction publique, je deviens une paria. Avouez qu'il ya de quoi se poser des questions sur la santé mentale de ma génitrice.
Mais je peux quand même pas trop faire ma malinoise, ya des chances que je ne sois pas acceptée dans ma solution de repli, auquel cas je serais pas mal dans la merde. Donc, je stresse. Et comme je stresse, il faut que je trouve un truc pour me passer les nerfs. Donc j'ai fait des lessives, j'ai cherché des recettes de plats veggie et j'ai nettoyé ma piaule, la cuisine et la salle de bains de fond en combles. En meme temps, ça tombe bien, parce que Sandy arrive demain. Bon, j'ai aussi bouffé un demi pot de nutella à la petite cuillère. C'est mal, je sais.
En résumé: question existentielle chiante/ problème de pisseuse.
