01 août 2007
Et là franchement ça commence à me souler
Déjà que j'ai mis dans les 30 ans à recuperer mon contrat Erasmus histoire qu'on ne me reclame pas injustement les 875 euros de bourse, il faut maintenant que cette putain de région Lorraine me fasse chier parce qu'ils ont reçu mon attestation de fin de séjour 3 jours avant la bonne date... Et donc va falloir que je rembourse 350 euros. Mais moi je suis pauvre. Je peux déjà pas m'inscrire à la fac parce qu'en ce moment, j'ai pas de quoi payer les frais alors hein, bon, ça gonfle un peu.
Calcul :
Solde de mon compte = 150 euros
auxquels je soustraie 350 euros de bourse = -200 euros
auxquels je soustraie 417 euros de frais d'inscription =-617 euros
auxquels j'ajoute 500 euros de salaire du mois de juillet = -117 euros.
Et on est que le premier aout. Je peux plus mettre d'essence dans la voiture, manger ou prendre le train pour aller voir Thibaut. C'est cool. Vraiment.
23 juillet 2007
Je suis une personne tout à fait méprisable.
Je m'entends encore tapoter sur le clavier de mon cher ordinateur (je me refuse toujours à l'appeler "cette saloperie qui fait rien qu'à planter toutes les 2 minutes parce que la moitié de la mémoire vive est bouffée par les virus on sait pas où qu'il est allé les choper ceux là") que jamais au grand jamais je ne deviendrais une de ces pétasses qui regardent les pauvres filles comme moi de haut tout ça parce qu'elles filent le parfait amour avec Mr. Right. Bon, bah, ça tombe bien, j'en suis pas une. Disons que je suis en voie de, et ça me fait que moyen plaisir.
Exemple: disons que l'autre jour j'ai plus ou moins foutu Clem dehors because il fallait que j'appelle mon chéri avant que celui-ci n'allât se coucher car le pauvre choupinet d'amûûûûûûr il doit se lever tôt le matin pour aller bosser (gagner des sous pour m'inviter au resto, s'entend).
Excuse de la demoiselle en pâmoison (c'est moi ça): oui, mais euh, enfin bon, tu comprends bien, on se voit qu'un week end sur deux, et là, ça fait genre au moins 3 jours que je lui ai pas parlé.
Réaction de l'ancien moi: Han là là, mais c'est quoi cette gonzesse, elle mérite une paire de baffes ou bien. T'as pensé à te définir autrement qu'à travers ton mec?
Ouais, donc, là, je suis en phase conflit intérieur... MAIS QU'EST CE QUI M'ARRIVE? S'il ya une putain de blonde qui me dit, mais c'est normaaaaaal, c'est parce que t'es amoureuuuuuuuse, je lui pète sa gueule à coups de pelle à neige. Hé, comme quoi, je garde mon caractère qualifié récemment par des gens mal intentionnés et craignant cependant assez peu pour leurs misérables petites vies de, je cite "de merde." Malgré ma tendance à tout accepter avec un grand sourire béat (genre, un méga week-end en famille, bon, ça va, sa famille est super sympa, mais pour les gens qui me connaissent un tant soit peu, force est de constater que pour moi ça a pas dû être de la tarte aux quetsches; alors qu'en fait si, ça s'est bien passé, et folle que je suis, je serais même prête à retenter l'expérience alors bon, vous voyez bien; cette parenthèse est beaucoup trop longue, j'y mets fin sur le champ) j'ai encore quelques accès de moi-mêmitude.
Si vous vous donnez la peine de relire un peu plus haut, j'indique avec force subtilité que c'est souvent lui qui m'invite au resto. Bon bin, ça, ça m'énerve; ça me fait plaisir, mais ça m'énerve. Mais nan, en fait, ça m'énerve pas, parce qu'il est trop gentil (et que j'aime bien aller au resto) et que de toutes manières, si je lui dis que non, il fait semblant de pas m'écouter (ou alors il m'écoute vraiment pas, mais alors là, ça serait gravement vexant).
Mais bon, c'est vrai que je suis devenue une pétasse qui hoche la tête en disant "moi j'ai besoin d'amour, des bisous des câlins j'en veux tous les jours." En effet, plutôt que de se lamenter sur son sort en demandant au Glamour qu'est ce qui va pas putain chez moi (un jour, je vous ferai aussi part de la méga infiltration d'eau des familles qui menace ma penderie d'une inondation fort peu enthousiasmante) je préfère appeler le mien chéri afin qu'il me fasse rigoler un bon coup et qu'il me dise des gentils trucs. Oui, assez bizarrement, maintenant, j'aime bien qu'on soit gentil avec moi. Fait encore plus étrange s'il en est, je suis moi aussi désormais capable de mener moultes conversations badines et sympathiques dans la même journée. J'ai failli me faire prendre un jour que je faisais un compliment désintéressé (NB: compliment désintéressé différent de "tiens Maman, t'as minci? tu veux pas me repasser mes 12 jupes en lin?") rendez vous compte. Même que je mets des jupes, aussi. Et du vernis à ongles. Pis pas juste du transparent pour m'empêcher de les ronger, même si je reste encore un peu une sociopathe angoissée de la vie, nan du vrai vernis de pétasse bordeaux. Bon, rassurez vous, ça m'a quand même pris une plombe, rapport au fait que je souffre malheureusement d'une anomalie congénitale qui a conduit à la formation de deux mains gauches lors de l'organogénèse. En bref, je me suis collée du vernis à peu partout sur les paluches, sauf sur les ongles.
Pis j'ai fini le dernier Harry Potter hier après midi et j'ai même pas eu envie de raconter la fin au nouveau mec du video club qui est super con et super arrogant. Enfin si, un tout petit peu. Mais je l'ai quand même pas fait.
Mais le pire du pire du pire pire du pire du pire (zavez compris où je veux en venir?) c'est que j'aime bien ça. Et là dans un accès de folie (je plaiderai la démence passagère aux multiples procès qui ne manqueront pas de faire suite à cette note pathétique) je m'en vais vous citer une fameuse phrase du barde Jean Jacques L'Homme en Or : La vie c'est bien mieux quand on est amoureux.
Donc, cessez de vous interroger, si je ne poste plus guère c'est que 1) je suis en train de me débattre avec Gemey Paris en association avec Maybelline New York, et que je suis probablement dans les vapes because les vapeurs d'acétone; 2) j'aime pas les gens qui jettent leur bonheur à la gueule de tout le monde, et que donc à fortiori, j'essaie de m'empêcher de tomber dans ces travers de porc.
Voilà, en vous remerciant, bonsoir.
02 juillet 2007
Nouvelle note.
Alors, ayé, je suis rentrée de Danoisie. Il serait normalement temps de faire un bilan de ces 5 mois dans la Schtrüpp, mais bon ça risque d'être un peu chiant. Alors Erasmus, c'est un truc un peu de psychopathe, c'est du provisoire qui s'éternise, c'est des amitiés fortes mais éphémères, c'est des tas de fichiers photos, c'est un nouveau pays duquel on se fiche éperdument. Mais c'est surtout quelque chose qu'on n'a pas envie d'expliquer. Au final, c'est pas plus compliqué qu'une longue partie de paint ball. Pendant quelques mois, on vous autorise à porter un masque, à faire tout et n'importe quoi, intensément. Seulement, à la fin de la partie, tout le monde rentre chez soi en se promettant de remettre ça tout en n'en pensant rien. Parce que même si c'est marrant, ça fatigue.
Et voilà, je viens de vous gratifier d'une métaphore filée sur le paint ball. Vous me laissez des commentaires gentils, et moi je ponds ce truc de merde. Nan, mais vous vous êtes pas dit que j'écrivais plus pour une bonne raison?
Bon bref, soyons réalistes (un peu). Erasmus, c'était énorme, ça fait du bien de rencontrer de nouvelles personnes, de se retrouver dans un bain culturel, de se marrer et de découvrir l'Europe. Mais bon, c'est la même chose partout, si pour des petits trucs on peut à peu près compter sur tout le monde, dés que ça devient un tout petit peu plus chiant, ça redevient chacun sa gueule. Et c'est pas révoltant, nan, c'est juste comme ça. Il en reste que j'ai vécu de super bons moments, rencontré quelques personnes absolument formidables (et en 5 mois, c'est quand même pas rien), trouvé le plus drôle et le plus beau des rouquins du monde, changé d'orientation dans mes études et visité l'Europe. C'est déjà pas mal, non?
Sinon, le coup des 7 choses personnelles, euh, bah c'est un peu embêtant puisque je l'avais déjà fait à l'époque où c'était 5. Je vous raconte pas l'inflation. Donc pour être en règles, je vais vous dire 2 trucs:
->J'aime bien les chatons (même que ouais, les gens qui me connaissent savent que c'est pire pour moi que de confesser un crime)
->J'ai pris mon premier pv de toute ma vie entière la semaine dernière et ça m'a fait me sentir une femme Barbara Gould (qui a 2 ou 3 pbs de syntaxe au vu de cette dernière phrase certes, mais on s'en accomodera)
30 mai 2007
Si je croyais en dieu, je croirais aussi qu'il me hait.
Bonne nouvelle: j'ai trouvé ma voix, nouveau master tout ça.
Moins bonne nouvelle: j'ai perdu le document qui me permettrait d'y rentrer.
Ah bin oui, c'est un peu la boulette. En fait, j'ai perdu mon diplôme de bac. Nan, en fait, je ne l'ai pas perdu. Disons qu'il peut être à deux endroits, à savoir dans le tiroir de mon bahut rouge dans mon appart à Nancy OU dans une pochette plastique punaisée dans le placard de ma chambre à Toul. Mais ce foutu bout de papier n'y est pas. Et c'est pas logique. Autant je suis bordélique, autant j'en suis consciente, donc d'habitude tout ce qui va de la notice de montage d'un meuble chiant au contrat de travail finit invariablement dans le fameux tiroir rouge sans autre forme de procès. On appellera ça une gestion personnalisée du chaos. Mais là, je sais pas pourquoi, non. Du coup, obligée d'appeler mon agence d'interim qui eux ont une copie de mon diplôme de sur pour qu'ils la faxe à mon unité paternelle. Le problème est temporairement résolu certes, mais ça ne me dit toujours pas où a bien pu disparaitre ce bout de papier à la con. Oui, je reconnais que mon langage est un tantinet fleuri, seulement, faîtes pas chier, c'est quand même super relou staffaire.
Résumé de la situation: j'ai paumé mon diplôme de bac a disparu, je suis au Danemark.
Corollaire qui pue: ma mère va se mettre en quête dudit diplôme et rien ne pourra l'arrêter.
Limite ça me fait plus chier que de ne pas pouvoir entrer dans le nouveau master. Ya de fortes chances qu'elle explore minutieusement toutes mes pochettes de cours de 3 ans et demi de fac. Déjà, elle risque d'être un peu étonnée qu'il yen ait si peu (ça fait un an et demi que je me traine le même bloc de feuilles, j'ai plus de place pour faire des dessins dessus). Elle va se rendre compte de mon abilité à tuer le temps en cours. Je crains particulièrement le moment où elle va tomber sur un certain cours de linguistique de 3°année. Habituellement Camille partageait cette souffrance avec moi, mais elle avait dû s'absenter, donc je prenais les cours pour deux personnes. Et comme je me sentais une âme d'amuseur public ce jour là, j'ai écrit à peu prés un million de conneries dans les marges pour pas que la Belle s'ennuie trop en faisant les photocopies. Ya ça, déjà, pis quand Camille est revenue, on s'est trouvées tellement fortes et intelligentes qu'on a préféré recouvrir nos cours de "connasse" (faits au tampon/gomme) pour ne pas désavantager les autres. J'ai comme l'impression que ça va pas trop passer aux yeux de ma mère. Faut dire, elle a pas tous les éléments du dossier, et elle est pas très altruiste non plus la bougresse.
C'est marrant, cet article pourrait se trouver sur le skyblog de Kévina 13 ans et demi, célibataire endurcie tellement c'est con d'avoir peur que sa reum (langage de djeun'z bb) mais ce qu'il ya c'est que je vais en entendre parler pendant les 30 prochaines années de cette histoire de diplôme de bac et de mes cours qui sont si mal pris (alors que c'est même pas vrai en plus, mes cours sont très propres, je prends même le soin de les pourvoir d'enluminures). Ouais, parce qu'on s'en fout que j'aie eu la moyenne à chacun de mes partiels pendant 3 ans et demi (pas que la moyenne en plus, plutôt 13/ 13,5) nan, tout ce qu'on va retenir c'est que oui, régulièrement sur les cours de Riley, ya écrit "tain t'as vu la gueule de la blonde aujourd'hui, elle s'est encore maquillée avec du goudron." Par "on," j'entends ma mère. Bref, ça me soule d'avance. Et j'ai le sentiment que ça va ne faire qu'empirer.
Peut être que je vais rester au Danemark, en fait, plutôt que de rentrer le 25 juin comme prévu.
16 mai 2007
21 and counting.
Alors à tous les salauds qui ont raté mon anniversaire -oui, si tu as raté mon anniversaire, tu es un salaud, même si t'es une fille- je leur dis pas merci pour leurs cartes ou leurs voeux. Voilà. PAS MERCI. Les autres, si. MERCI les autres. Je vais pas vous parler du fait que ma mére m'a envoyé un SMS pour mon anniv, alors que mes copines m'ont envoyé des colis, non, je ne vais pas faire ça, mais plutôt, je vais plutôt vous dire pourquoi j'en ai marre du Danemark.
J'en ai marre du Danemark parce que je suis isolée de la France -nan sans dec?- laissez moi reformuler. Disons que j'ai laissé des problèmes en France qui ne sont pas réglables depuis le Danemark, le tout plus ou moins relié à mon orientation. Tout ça, ça me gonfle d'autant plus que comme je ne fous strictement rien de mes journées ici. Enfin, sauf si on admet que surfer sur fr.barbie.com toute une soirée compte comme une activité digne de ce nom. Bref, je me fais chier, j'aurais des trucs à faire, mais je suis trop loin, donc loin de la motive pour les faire donc je branle rien, donc je me fais chier and so on and so forth.
Pis c'est bien gentil de rencontrer plein de monde comme ça d'un coup, mais au final, même si on a l'impression d'être trés proches les uns des autres, ça reste trés superficiel. C'est pas pour faire ma pute ou quoi que ce soit, et je parle pour moi bien entendu, mais 10 minutes au téléphone avec Angélique, ça vaut plus que toutes les soirées A-bar du semestre. Bon et même si on se raconte nos vies avec les gens d'Erasmus, c'est pas comme ça qu'on connait vraiment une personne. Et ça ça me manque, des gens que je connais et qui me connaissent. Chose rendue encore plus flagrante par les colis que j'ai reçu pour mon anniversaire.
De la part de Camille: des petits badges marrants et le Glamour du mois de juin avec annotations (consistant principalement à écrire "noire" sur le front de toutes les mannequins noires, elle est pleine de discernement, la jeune fille, ça fait plaisir).
De la part de Clémence: une plaque de chocolat lindt et le Glamour du mois de mai.
Et elles se sont même pas consultées.
Conclusion:
1) Je suis extrêmement superficielle. Bon, allez, je suis plus à une honte près, de toutes manières, mais hier, j'ai eu les larmes au yeux en voyant une paire de chaussures magnifique sur laredoute.fr. Ouais, je suis ce genre de personne là. Un enfant malade et aveugle avec un chiot mucoviscideux dans les bras sur une plage au coucher de soleil, ça me laisse de marbre; une paire d'escarpins, ça m'émeut aux larmes.
2) Mes copines me connaissent, savent quel genre d'attention va me faire ultra plaisir. Et ça, ça me manque. Enfin pas qu'on me fasse des cadeaux, quoique bon, j'aime encore bien, mais plutôt d'être avec des gens avec qui je partage des trucs. Tain, merde, c'est dur à expliquer. Grosso modo, le principe, c'est que je préfère être avec des ami(e)s de longues dates plutôt qu'avec des gens qui seront juste passés dans ma vie pendant 5 mois. Ce qui, encore une fois, ne veut pas dire que ces personnes ne valent pas la peine d'être connues. Je sais pas pourquoi je prends des précautions, moi, ils lisent pas ce blog... Bande de cons, va.
Et parce que j'ai emmené mon copain l'esprit de contradiction avec moi au Danemark, je m'en vais de ce pas... me contredire. Le mien chéri qui est une personne absolument formidable malgré sa haine viscérale des Converses bah euh, c'est une personne absolument formidable malgré sa haine viscérale des Converses. C'est la seule personne ici que j'ai envie d'avoir connu depuis toujours... et en même temps ça tombe bien. Bon, j'arrète dans les torrents mielleux, on se croirait dans les fréres scott. Juste une dernière chose pour dire que malgré sa haine viscérale des Converses -nan, mais je vous jure, il devient tout rouge quand on parle de Converses, bon, non, c'est pas vrai, mais c'est pour vous donner une image mentale, ouais, enfin, vu que pour la grande grande majorité de mes peu peu nombreux lecteurs son visage est inconnu au bataillon, j'imagine que ça va pas vous avancer à grand chose, mais passons- pour mon anniversaire, il m'a offert... une paire de Converses. Et pire il déteste les Converses à motifs genre fantaisies, mais celles qu'il m'a offertes sont grises à fleurs roses. Et en plus c'est ma pointure. C'est bien, sur 3 paires de Converses -c'est pas énorme- yen aura une à ma taille, la seule que j'ai pas choisie. Je crois que j'ai trouvé chaussure à mon pied.
08 mai 2007
Le peuple a parlé...
Ce week-end, j'étais à Stockholm avec le copain de moi. C'était trés bien tout ça, pavés qui niquent les pieds, Vasamuseet, vieille ville, bouffage de vasas... Ah et puis, forcément, un pays qui a pour symbole national un poney, je vais aimer.
Bref, tout ça pour dire que dimanche soir, j'étais à la soirée électorale organisée par l'ins titut fran çais de Stockholm. Plein de français comme ça d'un coup, on avait plus trop l'habitude avec Thibaut, j'ai même dû réfrener mon envie de me foutre de la gueule des jeunes gens présents. Bin oui, parce qu'il yavait énormément de jeunes à cette soirée de ouf qui commençait à des 19h (all the night long in the chamber). L'inconvénient c'est qu'ils arborraient tous un bleu ump qui ne laissait rien présager de bon, d'autant plus que les sites belges et danois nous avaient déjà donné le nom du prochain président. M'est avis qu'à peu pres tout le monde dans la salle le savait déjà quand David Pujadas -avec son suspense à 2 balles "attention moi je sais qui que c'est mais j'ai pas trop le droit de vous le dire, pis bon si ça nous refait le coup d'Alain Juppé, ils vont vraiment finir par me virer"- a levé le drapeau sur le nain. Il est utile de préciser que l'organisateur de la soirée que les gens qui seraient trés heureux ce soir devraient être assez compréhensifs pour ne pas trop laisser éclater leur joie. Ouais bin peau de zob. Les jeunesses ump qui à cause de la chaleur ont mis leurs pulls autour du coup, laissant apercevoir leurs t-shirts collectors de la dernière campagne présidentielle, se sont levées comme un seul homme pour applaudir à tout rompre. On était vraiment trés peu à pas partager ce sentiment de triomphe. Je crois qu'à ce moment là, je réalisais encore pas trop, mais je commençais à saisir la portée du concept de chape de plomb. Et Ségolène est arrivée pour faire son discours. Autant le dire tout de suite, je l'ai trouvée niaise, j'ai pas aimé sa campagne, et dans l'ensemble, décevante. Mais je sais pas si c'est de l'empathie pour elle, de la trouille de voir le nabot régner pendant 5 ans, ou alors de me rendre compte qu'autant de jeunes pouvaient être des fans inconditionnels de Sarko (ça va, c'est pas M. Pokora ou Vokalistu Sebu, non plus), mais je me suis mise à pleurer. Bin ouais, moi qui ai une aversion profonde pour les gauchistes de fac de lettres à 2 balles, bin, j'ai chialé quand Ségoléne a parlé.
Ah et pour montrer qu'il n'est jamais trop tôt pour commencer à serrer les fesses, à 18h, quand les résultats sont tombés à l'étranger, le personnel à tendance socialiste de l'ins titut s'est fait gentiment débarqué. Ordres venant d'en haut, enfin, façon de parler, parce que perso, je trouve ça assez bas.
24 avril 2007
J'ai eu une visite => je ne suis pas sans amis !!
Il est à noter que tout le monde voit sa famille débarquer ou alors rentre toutes les 5 minutes en France histoire de passer faire un coucou à Tata Bernadette. Etant moi même quelqu'un de peu porté sur le dossier famille, je n'avais à peu prés aucune raison de rentrer en France. Cependant, je ne suis pas non plus un être complétement insensible. Exemple: mes copines me manquent grave. Angélique, Sandy, Clem, Hélène, Camille, Agathe, Alice, Flo, Nat... et j'en passe, parce que bon, vous vous doutez bien que j'aurais parfaitement pu INVENTER une liste de prénoms: Cunégonde, Germaine, Joséphine, Dorothée (trouvez de quelle série américaine est tirée cette liste et je vous promets le bonheur éternel). Bref, déjà que de revoir Agathe à Prague m'avait fait plaisir, mais chier, je commençais à un peu me sentir solitude au Danemark. Je m'explique, autant j'étais super contente de pouvoir repartir dans mes vieux délires avec la Meusienne, autant 2 jours, c'est long, mais pas trés long.
Du coup, j'étais joie Nicolas à l'idée de recevoir ma douce copine de superficialité, j'ai nommé Sandy. Aprés un long périple jusqu'au plus petit aéroport du monde (Aarhus), j'ai eu le bonheur de l'entendre parler et gossiper non stop pendant les 2 heures qu'ont duré le voyage du retour. Elle parle tout le temps, moi, j'ai l'habitude, pas Thibaut. Je crois qu'il a été impressioné par le débit de parole de la fille venue du pays des loups. Bon évidemment, ça faisait 2 semaines qu'il faisait beau ET chaud (par chaud j'entends qu'on ne risquait plus la pneumonie foudroyante en allant chercher le courrier, mine de rien, ça représente un progrés) et le jour de l'arrivée de Sandy, il faisait moins 15 au soleil. Le lendemain visite de la fac, d'Odense par grand vent, puis pluie. Trés classe. Sortie au A-bar, on a bien ri, elle, surtout en découvrant les chorés des danois. Bon, je me marrais au début aussi, même si je commence à être habituée à leur manière de gesticuler pas en rythme; seulement, à un moment, une grognasse m'a foutu un grand coup de talon en plein milieu du pied. Résultat, maintenant, j'ai un bleu trés laid certes, mais qui fait ressortir la joliesse de mes ballerines. Le lendemain, retournage dans le "centre" ville d'Odense. Il faisait beau, moins 15 mais beau. Ainsi, au fur et à mesure que nous nous promenions, Sandy a pu s'apercevoir de l'ampleur que prenait l'opération ville morte au Danemark. Nan, c'était pas pour rigoler que je disais qu'à 16h yavait plus un chat dans les rues. Rendues à la conclusion que trois jours pour visiter Odense, c'était beaucoup trop, nous nous résolumes à aller à Copenhague le lendemain. A Copenhague, yavait des gens. Plein. Truc de ouf. On a fait une balade en bateau, et on s'est meulé le cul, on s'est promené en ville, et on s'est caillé la gueule, on est allé à Christiania et on s'est pelé les miches, on a fait des photos de touristes avec la petite siréne et on a eu chaud froid, pis on est rentré et j'étais malade.
Sandy est repartie dimanche matin, je suis malade et je revois plus mes copines avant moultes. (ça et mon avenir est toujours trés incertain)
17 avril 2007
Dans la catégorie j'entretiens pas mon blog, mais là, je me fais chier donc bon pourquoi pas?
Bin ouais, je suis en Erasmus et je ne me biture pas tous les soirs. En ce moment, j'ai comme qui dirait un petit coup de mou. De toutes manieres, je bois pas. Ou alors que de la Nikoline, un sous fanta danois. C'est con, il commence à faire beau (ouais mais en même temps, ça m'inquiete c't'affaire, 25° en avril au Danemark, ça me parait pas bien normal, mais bon) et par conséquent mille et un événements erasmusiens ou juste rasmusiens sont organisés quotidiennement. Mais je n'y prends pas part car la mamie qui est en moi a pris le dessus. C'est à dire que je me pieute longtemps/ que je ne vais plus à la fac/ que je squatte mon pc pendant des heures. Bref, la lose. Est ce lié à mes questionnements existentiels rapport à un avenir étudiant/professionel incertain? J'ai envie de dire que oui, surtout que bon là, j'ai fait une erreur de débutante. J'ai prévenu la gorgone qui me sert d'unité maternelle que je n'aurais pas mon année de m1. En soi, c'est pas plus mal, au moins, j'ai joué la carte de l'honnêteté, malgré celà, j'ai comme l'impression d'avoir un peu merdé dans le timing. En général, je la laisse mariner dans ses espérances aussi longtemps que possible, histoire qu'elle me soule pas H-24 parce que mes choix ne correspondent pas à la virgule pres à ceux qu'elle a faits pour moi -cry me a river. La stratégie de base, c'est d'attendre une diversion pour pouvoir faire passer mes décisions ni vu ni connu. Généralement, je laisse passer une ou deux tuiles au boulot -pour préparer le terrain- et bam, là, un de mes chers grands fréres fait une connerie plus grosse que lui du style contracter un prêt qu'il est incapable de rembourser sans l'aide de ma mere... Bon, et c'est juste au moment où elle est fin stress mais pas à cause de moi que je peux faire passer un changement d'orientation qui en temps normal m'aurait valu le déchainement de ses foudres. Ouais, on a une relation tres saine, ça fait peur. Mais là, l'éloignement n'aidant pas, et les e-mails ne traduisant pas bien les états d'âmes -bien que dans la cellule familiale, on soit pas le genre à avoir une âme- de l'hydre, je le répète, j'ai chié dans la colle. J'avais cru introduire subtilement le fait que fiou écrire un mémoire à l'étranger oh la la c'est dur j'y arriverai peut être pas -comprendre j'ai rien foutu depuis que je suis au Danemark, à moins qu'ils donnent les notes au petit bonheur, j'ai aucune chance d'avoir ma m1. Il semblerait que je me sois fourvoyée. Mais elle est sournoise aussi la bougresse. Elle me disait oui, mais c'est bon, tu peux changer d'orientation, ya pas de problème, ton pére et moi on te fait confiance (bon, déjà, là, j'aurais du me méfier, mes parents sont jamais d'accord, ils étaient même pas d'accord pour divorcer alors hein) fais comme tu le sens. Je me suis faite avoir comme une débutante. Du coup, je lui ai répondu carrément: bon bah c'est cool, je peux te le dire franchement, mon année, je l'aurai pas. C'était oublier qu'elle avait son propre plan de bataille. En gros, elle me dit mais oui c'est bon, tout en esperant que je ferai quand même ce qu'elle avait prévu au départ. Du coup, j'ai reçu un mail laconique: "mais alors, tu vas pas passer le capes, et pas l'agreg non plus si tu arretes?" Et là, on a l'impression qu'elle est pas trop énervée; seulement moi qui pratique la bestiole depuis bientôt 21 ans, j'aime autant vous prevenir que ce calme mâtiné d'une petite pointe d'inquiétude laisse en réalité présager une tempête hystérico-poséidonesque des familles. D'ailleurs, si j'avais pas un peu peur de remettre le pied sur le sol français, je rirais presque de la situation. Aussi incroyable que à cela puisse paraitre à vos yeux ébahis, cette même furie, il ya de cela 4 ans tentait vainement de m'empécher de m'inscrire en Sciences Humaines, prétextant que je finirais obligatoirement prof à Créteil. Maintenant que je souhaite faire mon possible pour échapper aux enfers de la fonction publique, je deviens une paria. Avouez qu'il ya de quoi se poser des questions sur la santé mentale de ma génitrice.
Mais je peux quand même pas trop faire ma malinoise, ya des chances que je ne sois pas acceptée dans ma solution de repli, auquel cas je serais pas mal dans la merde. Donc, je stresse. Et comme je stresse, il faut que je trouve un truc pour me passer les nerfs. Donc j'ai fait des lessives, j'ai cherché des recettes de plats veggie et j'ai nettoyé ma piaule, la cuisine et la salle de bains de fond en combles. En meme temps, ça tombe bien, parce que Sandy arrive demain. Bon, j'ai aussi bouffé un demi pot de nutella à la petite cuillère. C'est mal, je sais.
En résumé: question existentielle chiante/ problème de pisseuse.
14 avril 2007
Hé ouais!
Hé, sinon, vous m'expliquez pourquoi mon cher et tendre petit ami qui mesure 1m89 et qui dispose de la clé de mon appartement ne pense qu'à une chose, VOMIR chez moi, quand il est bourré?
Nan, parce qu'une fois que les autres jeunes hommes bien intentionnés l'eurent rattrapé alors qu'il tentait avec succès, je dois dire, de s'endormir dans la foret attenante à nos logements, le seul endroit sain chaud et propre dont il se souvenait était mon appartement. Est ce que je dois le prendre pour un compliment? Hmm non, je ne crois pas. Actuellement, il est en train de vomir dans mes chiottes, la face recouverte des noms de ses bienfaiteurs. Soit dit en passant, il possédait les clés de mon appartement seulement temporairement et pour de simples raisons pratiques, donc évidemment, je n'ai pas les siennes. Et donc si son indisposition se poursuit nuitamment, qui c'est qu'est marron et qui va dormir à coté d'un soûlot dans la crainte de se faire gerber dessus à tout instant? J'ai envie de dire que c'est bibi.
Pas de bruit depuis 5 minutes. Peut être qu'il est décédé.
Ce serait un peu naze de décéder dans les chiottes de l'appart de sa copine le soir de sa fête d'anniversaire, non? Surtout à même pas 1:00.
Pfff, ces franc-comtois, c'est vraiment une sale engeance.
11 avril 2007
La Slovaquie/ Pauvreland
Avant de passer par la Slovaquie, on a passé 3 jours à Vienne. J'ai bien aimé les bons gros monuments bien stricts bien structurés de l'Empire. Pis on a vu des statues de Marie Thérèse, pour ceux qui se rappellent nos merveilleux cours de civi du premier semestre. En plus d'avoir une politique agricole chiante, elle était moche, la vieille. Bon on a fait le chateau de Sissi, tout ça, les autres se sont foutus de ma gueule parce que j'ai acheté un sac Sissi, mais j'assume bordel de merde.
Donc, pour faire Vienne-Budapest, faut passer par la Slovaquie, et par sa "capitale," Bratislava où nous avions prévu de passer l'apres-midi. Au début, on se demandait si on aurait vraiment le temps de visiter cette "capitale" en une journée, naïfs que nous étions. Une journée? En un quart d'heure, c'est réglé, Bratislava. Déjà, tu arrives de l'autoroute -oui, ils ont des autoroutes- et à perte de vue, ce sont barres d'immeubles moches sur barres d'immeubles moches, avec de temps en temps un super marché, mais ça, c'est que dans les zones riches. Sinon, il faut bien avouer que le touriste reste perplexe devant le premier monument bratislavien qu'il peut apercevoir au loin. Disons qu'en posant les yeux sur cette prouesse architecturale qu'est le "chateau" de la "capitale," Nico et moi avons eu plus ou moins la même réaction: "c'est un chateau ou une prison le gros machin en haut de la colline?" On s'en est approché, on l'a vu, et on est reparti tres impressionés. Pour compléter le tableau, juste à côté du castel, on peut jeter un oeil sur le parlement slovaque. On retiendra la remarque de Nico -qui fut tres inspiré par la Slovaquie, semble t'il- "même le trésor public de Dijon est plus imposant." C'est dire.
Jusque là, Bratislava, c'était pas franchement le feu d'artifices du 14 juillet d'à côté de la salle des fêtes de Moussillon les Indrets. Pis bon, on a quand même poussé jusqu'au "centre-ville." En tout et pour tout, il ya une avenue, 2 rues et une place qui valent le détour. Bon, et c'est même pas dans un quartier typiquement slovaque, puisque c'est là où sont situées toutes les ambassades, dont l'ambassade française qui jouxte la Suisse -salut p'pa- et la Grèce -salut frerot. D'ailleurs, on a été étonnés, pas parce que l'ambassade de France avait ses portes grandes ouvertes genre rentre, fais comme chez toi ya des bières dans le frigo, nan, mais plutôt par l'absence de dispositif de sécurité sur le batiment américain. C'était à n'y rien comprendre, la bannière étoilée flottait sur un batiment et point de gardes armés jusqu'aux dents à l'horizon. Mais par quel prodige? En réalité, par un savant effet d'optique, notre oeil fut trompé. La perspective nous obligeant à fixer le batiment en premier lieu, nous avions omis de prêter attention au no man's land grillagé qui entourait ledit batiment. Nous fûmes grandement rassurés à la vision des myriades de gros 4x4 noirs rutilants et des barbelés; ça fait plaisir de voir que certaines choses ne changent pas.
Bon bref, on s'est arrété boire un coup, avons devisé sur le fait que les gonzesses slovaques étaient drolement belles, avons rencontré un couple de sémillants lyonnais puis sommes repartis vers la voiture. Attention, blague d'Isma: "tiens Thibaut, t'as un sabot." Rire de Thibaut. Ah bah nan, c'était pas une blague. Rire de Thibaut. Et c'est là qu'il m'a étonnée, parce que moi, ça m'aurait bien bien énervée, et je pense que je me serais assise sur le bord du trottoir et j'aurais attendu des clients pleuré. Comme ma solution n'a pas été retenue, nous nous sommes décidés à lire le papier que ces messieurs de la maréchaussée slovaque nous avaient gentiment déposé sur le pare-brise. En vain. Aussi étonnant que ça puisse paraitre, apres 2 heures passées à Pauvreland, personne ne parlait encore le Pauvre. Nous nous résignâmes donc à retourner à l'ambassade afin de trouver un interprête français/pauvre. Et là, croyez le ou non, en plein Pauvreland, nous nous sommes reellement sentis comme à la maison, accueillis comme il se doit par un sale petit enculé de scribouillard malpoli.
Reenactment:
-Bonjour, on est français, on vient d'avoir une amende en pauvre mais on parle pas le pauvre.
-Oui, et? (il a pas dit et alors, mais l'intention y était, et tout le monde sait que c'est l'intention qui compte)
-Bin, vous pourriez nous aider à traduire?
-Pourquoi?
-Bin parce que les ambassades de France c'est un peu fait pour aider les français à l'étranger, non?
-Oui, et?
-cf plus haut.
-Doit yavoir un mec en costume à l'entrée qui parle le pauvre.
-Merci beaucoup pour votre amabilité, nous vous en serons éternellement reconnaissants.
Retour à la voiture, viendement des vilains agents de la maréchaussée. L'amende est de 2000 SKK qu'il nous dit le bougre. C'est un petit peu salaud, ça fait genre beaucoup. Je crois dans les 80 euros. Ou un truc dans le genre. Bref, même 50 euros d'amende quand t'as un budget amende de 0, ça fait beaucoup trop. Pis au moment où Tibald part retirer le montant dû aux pauvres (je crois que ça leur fait l'équivalent de 45 ans de salaire à la mine), le type nous rappelle. Allez, c'est 1000, vous êtes des touristes. Soit. Tibaldus revient avec 1000. Allez, ce sera 500, et vous me mettrez 500 d'essence dans une station slovaque. Soit. Enfin, m'est avis que le flic n'était quand même pas perdant sur la transaction. Sachant que le montant n'était pas indiqué sur le papillon, ils peuvent te demander à peu prés n'importe quoi et prendre leur commission tranquille, de toutes manieres, tu vas pas t'amuser à discuter avec des pauvres...
Ah et sinon, pour vous faire un petit tour d'Europe des panneaux de signalisation, pour faire simple en Slovaquie, t'en as à peu pres pas. Ouais, nan, ils sont tellement pauvres qu'ils te cribouillent deux trois directions sur un bout de ferraille à l'entrée des villages (oui, au retour on s'est tapé la traversée de la Slovaquie uniquement par les nationales, c'était que du bonheur) et apres, tu te demerdes pour 1) trouver la sortie 2)trouver la bonne direction 3)faire abstraction des pauvres qui se jettent sous tes roues, seulement, là, je vous le concède, ça n'a rien à voir avec l'état des panneaux de signalisation.
